Voici trois légendes connues de nos ancêtres...
| La légende de Jos Montferrand
"Connais-tu Jos Montferrand? Il ny en a pas deux comme lui! Un beau grand gaillard de 6 pieds 5 pouces, beau comme un dieu, aimable à part ça! Depuis 1829, il travaille pour Bowman et McGill, des gros marchands de bois. Cest le plus fort des cageux! Cest QUELQUUN! Tu es dans le trouble, il est toujours là pour taider, Il ny a pas personne qui ose lui tenir tête! Quand il a quelque chose dans la tête, il ne la pas dans les pieds. Tiens, en parlant de pieds, ça me fait penser...
Un soir, Jos Montferrand, comme à lhabitude, descend à lauberge de lAbord-à-Plouffe. On fait semblant de ne pas le reconnaître: on lui demande sa carte. Il recule, fait un bond et laisse les empreintes des clous de sa botte sur une des poutres du plafond. Le monde est resté figé là! Je te montrerai quand on ira.... Cest lui le plus fort ici! Je suis fier dêtre de sa race. Un sacré bon diable!
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| La légende de Valiquette
Je connais aussi un autre bon diable qui a regretté sa folie! Cest Valiquette... Ça se passait dans la nuit du 7 au 8 mars 1761, dans le rang Saint-Elzéar... Un certain Paul, qui avait déjà été engagé comme soldat, tua à coups de hache plusieurs membres de la famille Bélanger pour les voler. Il fut arrêté, jugé et pendu. Pire! Ses restes devaient être encagés et exposés sur le chemin du Roy, suspendus devant la maison où il avait commis ses meurtres. Un dénommé Valiquette, qui habitait par là, fêtait la naissance dun de ses enfants. Il faisait le tour pour inviter tout le monde. En passant sous la cage du pendu, pour samuser, il lui donna un coup de fouet et lui dit: "Toi aussi, je tinvite..." Il paraît quil y est allé... avec sa cage sous le bras.
Valiquette voulait quil parte mais le pendu lui dicta sa condition: "Viens me voir à minuit, demain, où tu sais... "Jen connais un qui tremblait dans ses culottes! Sur les conseils du curé et de sa femme, il sy serait rendu avec son nouveau-né dans les bras. Le pendu lui aurait parlé de respect, puis laurait laissé partir... Ce nétait pas un si mauvais diable, hein?
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| La légende des cageux
Faut pas rire avec le diable! Tiens... Des cageux comme moi, avons vécu un jour toute une aventure en descendant la rivière-des-Prairies.
En s'installant pour la nuit, les cageux aperçurent comme une lueur de feu de camp de lautre côté. Pour voir du monde et samuser, ils décidèrent de sy rendre. Rendus là, pas de canot, rien, sauf un homme qui se réchauffait. Il était si mouillé quil dégouttait... Mais, il ny avait rien de mouillé par terre: les gouttes disparaissaient... On voyait bien le feu... mais son feu ne brûlait rien. Ils revinrent au campement avec un tison qui ne brûlait absolument rien. Pendant quils lexaminaient, apparut un chat noir qui miaulait de plus en plus fort et qui s'attaqua à leur canot. Les cageux prirent peur et lui lancèrent le tison. Le chat le ramassa et disparut...
À ce quil paraît, ce personnage, appelé le noyeux, est véritablement celui qui aurait noyé le Père Louis Riel et son ami Ahuntic. Le diable laurait changé en loup-garou tandis qu'il se séchait après ses meurtres. Cétait en 1625.
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| Les yeux me piquent. Allons nous coucher! Demain, je te raconterai lhistoire du cheval blanc..." |
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Mots-clés à retenir pour compléter l'activité-synthèse
Jos Montferrand - histoires - diable - pendu - Valiquette
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