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C'est l'amour et la boisson
C'est l'amour et la boisson qui m'ont fait faire une folie. J'ai quitté la garnison, c'est pour l'amour d'une fille. Je reçois une lettre de ma chère bien-aimée. Elle a de l'argent en bourse pour acheter mon congé.
De là je me suis en allé sans le congé de mon maître. Ni aucun de mes officiers, ni de mon brave capitaine. J'ai traversé les mers, les montagnes, les vallées. De là où je me croyais d'être en lieu de sûreté.
Dans mon chemin j'ai rencontré trois braves capitaines. De là ils m'ont dit : Mon ami, avez-vous votre congé ? Oui, je l'ai sans doute. Il m'a été volé. Dedans mon porte-feuille, plusieurs de mes papiers.
De là, ils m'ont dit : Mon ami, la chose n'est point certaine. Ils m'ont pris, ils m'ont emmené, ils m'ont mis les fers aux pieds. Ce qui me fait le plus de peine, m'ont pris m'ont emmené. Tout droit à l'Île de France, rejoindre ma compagnie.
Dans l'Île de France étant arrivé, ils m'ont emprisonné. Dans l'Île de France étant arrivé, ils m'ont emprisonné. Je fus à pendre, pendre et à être étranglé, Aux quatre coins de la ville, à la place du marché.
Je vois venir ma bien-aimée. Ses yeux fondaient en larmes. Dans sa main tient un mouchoir blanc, pour essuyer ses larmes. Ne pleure point la belle, la belle ne pleure pas tant. Car c'est ma dernière heure et mon dernier moment. |