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Les plus importantes recherches sur les costumes de la région de Québec ont été effectuées par madame Madeleine Doyon-Ferland au cours des années 1940.  Cette dernière a rencontré plusieurs femmes âgées de la région afin de recueillir des informations sur leurs tenues vestimentaires.

Le costume de Charlevoix

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Le costume de Charlevoix

Le premier costume se retrouvait dans le comté de Charlevoix, principalement dans les environs de Baie-Saint-Paul, vers 1870.  Les femmes d'alors portaient des robes fabriquées de flanelle grise ou brune, de toile du pays quadrillée dans des teintes de bleu foncé, de noir, de rouge ou de brun, ou d'un tissu plus léger imprimé de petits motifs délicats.

Sous cette robe, elles portaient un jupon, généralement fait de coton noir doublé, qui était piqué.  Pour protéger la robe les jours de travail, elles portaient soit un long tablier de coton rayé bleu et blanc ou un tablier plus robuste, fabriqué de laine et de coton, rayé dans le sens vertical de bandes bleues et d'étroites bandes rouges.  Les dimanches et les jours de fête, on remplaçait le tablier de travail par un tablier de coton blanc garni, au bas, d'une large broderie.

Pour les grandes occasions, une cape verte, grise ou noire qui descend jusqu'à la taille, que l'on appelle aussi collerette, est posée sur les épaules.  En hiver, une cape plus longue, fabriquée d'un tissu plus robuste et doublé, permet de rester au chaud.

Enfin, pour compléter le costume, une capeline de coton blanc couvre la tête les jours fériés de la belle saison.  Par temps plus froids, un béret d'influence écossaise, fabriqué en laine ou encore le casque de fourrure et la " tuque " de laine gardent la tête au chaud.  En été, pour travailler autour de la maison ou aux champs, la femme préférera un large chapeau de paille tressée.

Le costume de l'Île d'Orléans

Toujours au cours des années 1870, les femmes de l'Île d'Orléans choisissent, pour leur part, un vêtement plus élaboré.  D'abord une robe de flanelle ou de laine grise, brune ou rouge garnie d'une large bande d'étoffe au bas.  Puis, un corsage aux manches longues, confectionné dans le même tissu, vient compléter l'ensemble.  Le corsage est ferme à l'avant par des petits boutons de bois qui sont recouverts de tissu.

On retrouve sous la robe le même jupon de coton noir qui est doublé, puis piqué.  Toutefois, le jupon pourra ici être assemblé à une camisole fabriquée du même tissu.  Par-dessus la robe, on retrouve le tablier qui sera fait de toile grise, brune, rouge ou ocre.  Pour les jours de fête, on utilisera le tablier de fin coton blanc ou un tablier de toile orné au bas de délicates broderies.

Pour les soirées d'automne, on préférera le châle de laine noire à la collerette. En hiver, on se protégera des grands froids avec le manteau de drap noir, aux manches étroites et ajusté à la taille par une large ceinture.

Le costume est complété, selon les saisons, du bonnet de laine, du chapeau de fourrure ou de la capeline.  Comme à Baie-Saint-Paul, le large chapeau de paille tressée sera utilisé pour travailler, mais jamais pour danser.

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Le costume de l'Île d'Orléans

Mots-clés  à retenir pour compléter l'activité-synthèse

bérêt - chapeau de paille - tablier - corsage - boutons de bois - châle- chapeau de fourrure

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